ZHANG-KE Jia

Dits et écrits d'un cinéaste chinois (La première collection)
ZHANG-KE Jia

 Cinéaste et auteur 

C’est en 1998 que le public français a pu découvrir le premier long métrage de Jia Zhang-ke, Xiao Wu, artisan pickpocket. Douze ans plus tard, Jia est unanimement reconnu comme le plus grand cinéaste chinois. Né en 1970, le jeune homme a développé une œuvre sans pareille dans le cinéma contemporain. Mieux que quiconque, il s’est fait le peintre des bouleversements de son pays au moment de passer du communisme au capitalisme, ainsi que le chroniqueur d’une jeunesse qu’il connaît bien, post-Tien-an-Men, particulièrement dans des films comme Plaisirs inconnus (2002) ou The World (2004). Mieux que quiconque également, il a su montrer comment ces bouleversements sont liés à des mouvements plus profonds, à la résistance d’un vieux monde qu’on a tendance à croire un peu vite révolu : c’est en partie l’objet de Still Life (2007), c’est plus directement celui de ses documentaires In Public (2001), 24 City (2008) et I wish I knew (2010), tournés dans l’intervalle de ses fictions.
Chez Jia, l’articulation de l’ancien et du nouveau va ainsi de pair avec un aller et retour permanent entre la fiction et le documentaire : autant de manières de nourrir un seul et même grand projet, celui de faire l’archéologie politique et sensible du présent chinois. Il a été l’un des pionniers du tournage en numérique haute-définition, mais c’est au milieu d’un champ de ruines qu’il situe ses films : les ruines du XXe siècle, les ruines du communisme… S’il s’intéresse aux évolutions sociales, il ne les sépare jamais de ce qui évolue également dans le champ de l’art et de la création en général : tourné en marge de Still Life, le documentaire Dong (2006) est un portrait du peintre du même nom, cependant que Useless (2007) est une réflexion d’une grande finesse sur les rapports entre la mode et le travail, le tissu et la terre…
D’abord contraint de tourner sans autorisation, Jia peut désormais travailler plus librement. Dans son pays et dans le monde entier, il est aujourd’hui la conscience et la voix du cinéma chinois.
Capricci publie en février 2012 un récueil de ses textes écrits en 1996 et 2011 intitulé Dits et écrits d'un cinéaste chinois.

Également disponible en EPUB et PDF Web

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